Évènements Fraîchement Actualisés

Mitterrand avait raison, après lui, que des comptables

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Le spectacle affligeant donné par le débat télévisé qui a opposé le 3 mai Marine Le Pen à Emmanuel Macron vient donner raison à l’ancien président de la République qui prétendait qu’après lui il n’y aurait plus que des comptables. Et pas les meilleurs. Eric Zemmour a justement soulevé le fait que ce débat a mis face à face la suffisance et l’incompétence.

Outre le traits de caractère des deux finalistes, bien connus, nous avons pu voir hier soir la consécration d’une dramatique évolution de la politique française. Des comptables s’écharpaient hier sur le remboursement des lunettes et des frais dentaires, ou sur des annuités de retraite. Exit la grandeur de la France, exit la vue politique pour le destin de la Nation, exit l’avenir autre qu’à court terme pour le pays.

Colbert avait-il en tête de telles considérations pécuniaires lorsqu’il conseillait Louis XIV et que le canal du midi fut percé ? Napoléon ne songeait-il qu’à l’âge où il prendrait sa retraite lorsqu’il créa le Code Civil, le Franc Germinal ou encore les lycées ? Un chef d’Etat doit-il s’abaisser à n’avoir à l’esprit que des aspects techniques, au lieu de penser à la grandeur de son pays, à son rayonnement, et à sa prospérité à long terme ?

Le débat technocratique étouffe toute velléité d’évoquer (si tant est qu’un politique puisse encore porter un tel projet) le fond : l’avenir de la France. Non pas l’avenir de ses mutuelles ou du nombre de CDD reconductibles qui, bien que primordiaux, ne sont que des sujets secondaires.

Peut-on encore espérer un politique ayant une hauteur de vue suffisante pour proposer un destin. Quelqu’un capable de déterminer une direction et la mettre en œuvre, appuyé s’il le faut par les technocrates qui tiennent malheureusement la tête d’affiche de nos jours.

Il n’est pas dans nos habitudes de commencer un billet en citant Mitterrand, et il ne l’est pas non plus de conclure en citant de Gaulle, mais une fois n’est pas coutume. Rappelons ainsi que « la politique la plus coûteuse, la plus ruineuse, c’est d’être petit ».

D.S.U

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Le putsch de 1961, pour l’honneur

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Le vendredi 21 avril 1961, quelques officiers français et leurs hommes ont sauvé l’honneur de la France et celui de l’armée.

Ces officiers procèdent à un coup d’Etat, refusant de trahir la parole qu’ils avaient donnée, puis réaffirmée sous l’impulsion du général de Gaulle. La parole donnée aux pieds-noirs et aux harkis, bafouée par des gaullistes avides de pouvoir.

putsch généraux

Le 13 mai 1958 pourtant, un coup d’Etat, mené par le général Salan notamment, avait sonné la fin de la IV° République, incapable de surmonter les difficultés. Dans la foulée, Charles de Gaulle arrive au pouvoir, justement porté par les partisans de l’Algérie française qui voyaient en lui leur unique espoir.

Après avoir proclamé « Vive l’Algérie française » à Mostaganem le 6 juin, après avoir demandé à l’armée de réitérer son serment, le leader de la France libre fait machine arrière. Il décide de brader la province française.

Même le premier ministre de l’époque, Michel Debré, qui avait fondé le courrier de la colère pour promouvoir le maintien de l’Algérie française, accepte le reniement de la parole donnée.

Certains officiers français, comme le colonel Argoud ou le général Zeller avaient senti ce retournement de veste de la part du « Grand Charles ». Et le 21 avril, le putsch est lancé. On en connait l’issue et nous ne nous attarderons pas sur les raisons de l’échec. En revanche, il est intéressant de se pencher sur le traitement historique dont ce baroud d’honneur est l’objet.

Il n’y a qu’à observer le déferlement de réactions outrées lorsque Robert Ménard a rebaptisé une rue de Béziers. De rue du 19 mars 1962, elle est devenue rue Hélie Denoix de Saint Marc. La bien-pensance s’était déchaînée. On voyait d’un mauvais œil qu’un maire préfère célébrer un homme d’honneur que des accords ayant signé l’arrêt de mort de 120 000 harkis, qu’il préfère célébrer un résistant, un soldat de France plutôt qu’un renoncement et un manquement à la parole donnée.

On reproche à ces hommes un manquement à la discipline. Comme le commandant Saint Marc l’a soulevé lors de son procès, heureusement que certains, dont lui, n’ont pas respecté aveuglément la discipline lors de la Seconde Guerre Mondiale. La première fois, cela l’a conduit à Buchenwald, la seconde à Tulle. Il n’y passera que 5 ans, avant d’être gracié.

D’autres n’ont pas eu le panache de la reddition, et ont choisi la clandestinité. Ainsi le général Salan, les colonels Argoud ou Bastien-Thiry combattront la forfaiture gaulliste les armes à la main, et en paieront le prix. Perpétuité (pus graciés à la mort de de Gaulle) pour les deux premiers, la peine de mort pour Bastien-Thiry. Si l’attentat du Petit-Clamart appelait une sentence lourde, elle a aussi permis de faire le jour sur un pan de la personnalité de Charles de Gaulle.

On savait l’homme du 18 juin animé d’une certaine noblesse, pour ne pas dire de panache. On connaissait moins le côté Hassan II d’un président pesant de tout son poids pour que la veuve et les enfants du lieutenant-colonel Bastien-Thiry ne bénéficient jamais de la pension de l’officier fusillé.

Ni le manquement à la discipline, ni le principe même de coup d’Etat ne peuvent être reprochés à ces hommes. Sans indiscipline, point de Résistance française, pas de général de Gaulle pour sauver l’honneur de la France et la hisser au rang de vainqueur. Sans coup d’Etat militaire en 1958, point de V° République, et pas de retour au pouvoir de l’homme du 18 juin. Un « Deux poids deux mesures » historique est à l’œuvre, et discrédite le réflexe d’honneurs de militaires français.

Comment désapprouver la réaction d’honneur d’hommes ayant déjà vécu le drame de l’Indochine ? Des officiers ayant déjà du abandonner des partisans à qui l’ont avait fait le serment de rester et de les protéger, des amis de la France abandonnés qui se jettent à l’eau pour suivre les bateaux qui quittent Haiphong pour renter en métropole. Des soldats qui n’acceptèrent pas de renier leur parole et d’abandonner la terre pour laquelle tant des leurs sont morts. Des humains enfin, qui ne voulurent pas laisser d’autre choix aux pieds-noirs que la valise ou le cercueil, et qui purent se résoudre à laisser les harkis se faire désarmer puis massacrer par les terroristes du FLN.

Pour conclure, il n’y a que les mots d’Hélie Denoix de Saint Marc lors de son procès : « Monsieur le président, on peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer ».

D.S.U

Quand l’armée s’éveillera …

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Le 2 mars 1941 le colonel Philippe Leclerc prononce le célèbre serment de Koufra. Après la bataille éponyme, il jure de ne déposer « les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ». Devenu général il poursuivit la lutte jusqu’à ce que le drapeau français flotte à nouveau sur Hanoï.

Aujourd’hui, il n’est plus question de ramener le drapeau français dans une possession perdue de l’extrême orient. Il s’agit en revanche de rétablir la souveraineté française sur le territoire national. Si, prise dans son ensemble, la souveraineté de notre Nation est bafouée par son appartenance à l’Union européenne, il apparaît qu’elle ne s’exerce même plus sur certains territoires. Non pas sur quelque lointain atoll (encore que la polémique « Tromelin » soit venue nous rappeler les menaces pesant sur la France ultra-marine), mais en plein cœur de la Métropole.

Comme du temps de l’épopée Leclerc, l’ennemi occupe la France. Plusieurs différences sont toutefois notables. Ce n’est pas une occupation officielle, intervenue après une campagne victorieuse de l’ennemi. De plus, il ne s’agit que de certaines zones, l’Occupation n’est en effet pas (encore ?) généralisée. Enfin, l’occupant. Celui-ci n’est plus allemand. Qu’il soit maghrébin, sahélien ou « moyen-oriental », il est avant tout musulman. L’appartenance à cette communauté (plus ou moins) religieuse est ce qui soude entre elles les différentes ethnies formant l’ensemble d’occupation.

Un point commun : la Collaboration. Comme pendant la seconde guerre mondiale, une partie de la France occupée ou en passe de l’être se vautre dans la collaboration. Qu’elle soit idéologique ou qu’elle trouve sa source dans la peur de ne pas correspondre à la vulgate anti-raciste, à moins que ce ne soit que pour être dans l’air du temps, la Collaboration refait surface en France et nous rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire.

Une question : qui sauvera l’honneur de la France, sinon la France elle-même ? Au-delà de la poignée de civils dissidents, quel militaire prêterait un nouveau serment de Koufra ?

En 2017, et depuis l’avènement de la V° République, la France ne connait pas ses officiers supérieurs. Elle ne sait rien, malgré la communication de notre « chef de guerre » de président Hollande, de ses soldats. Aucune héroïsation sociétale pour ces guerriers, hommes et femmes d’exception qui ne lésinent pourtant pas sur les faits d’armes. Contrairement à la Russie ou aux Etats-Unis, la France ne glorifie pas ses militaires. Elle se contente de pleurer ceux qui sont morts.

Dans un tel contexte, quelle portée aurait un tel engagement pris par un militaire, inconnu de la population. Si aucun officier supérieur ne semble bénéficier d’une réputation personnelle suffisante auprès de la population, le prestige collectif de l’Armée est toujours important, et le lien affectif entre le peuple français et ses soldats semble intense.

Les réactions suscitées après l’arrestation honteuse du général en retraite Piquemal sont la preuve de cet attachement anonyme des français envers l’Armée. Pourtant celui-ci s’est « dégonflé » en garde à vue. Et que dire du prometteur général Soubelet, si décevant lorsqu’il soutient finalement Emmanuel Macron.

Quoiqu’il en soit, le lien armée-nation existe toujours. Si les français ne connaissent pas bien leurs officiers supérieurs, la France a plus que jamais besoin de ses militaires. L’Armée, après avoir contribué à la créer, peut mettre fin à cette V° République devenue faible et inefficace face au péril islamique. Existe-t-il encore des officiers capables d’un tel sursaut ?

Quand l’armée s’éveillera, … la France se libérera.

D.S.U

Cohn-Bendit : des barricades à Rothschild, itinéraire d’un idiot utile du grand capital.

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Après Hollande en 2012 et Juppé en 2015, Cohn-Bendit affirme être prêt à voter pour Emmanuel Macron en cas de victoire sarkozyste à la primaire. « Dany le Rouge » semble faire preuve d’une grande souplesse idéologique.

A moins que le révolutionnaire du quartier latin et l’eurodéputé ne soient les deux versants d’une seule et même pensée. A moins que lanceurs de pavés soixante-huitards et libéraux post-nationaux ne soient au service de la même idéologie, un conglomérat libéral-libertaire prônant la destruction des valeurs de l’ancien monde.

Si certains « révolutionnaires » en pâte à modeler ne sont que les idiots utiles d’une idéologie libérale cherchant à déconstruire et déraciner les peuples pour asseoir de nouveaux marchés, que penser d’esprits éclairés comme Daniel Cohn-Bendit ? L’étudiant communiste libertaire (cette simple formule peut prêter à sourire) avait-il anticipé l’émergence en lui du bourgeois, coqueluche du système et se rapprochant d’un candidat ancien golden boy de chez Rothschild ?

Qu’il l’ait prévu ou qu’il ait simplement changé d’avis en cours de route, le donneur de leçons prouve une nouvelle fois que les libertaires ne sont, au mieux, que les alliés inconscients d’une idéologie libérale se servant de leur volonté destructrice pour remplacer les peuples par des troupeaux de consommateurs asexués, apatrides et sans filiation.

Ainsi, Cohn-Bendit vient de boucler la boucle. Sciemment ou non, il illustre parfaitement la collusion entre les libertaires nihilistes et les « élites » sociales-libérales. Il apporte un éclairage sans commune mesure sur la connivence entre ces différentes idéologies mortifères, l’une étant le versant présentable de l’autre. En effet, comment justifier la mise en péril de nos sociétés pluriséculaires sinon en mettant en avant les nobles aspirations d’une jeunesse révoltée et romantique, brandissant la liberté pour seul étendard ? Cela présente assurément mieux que d’afficher au grand jour la volonté d’abrutir un peuple sans repère pour le réduire à son rôle de consommateur.

Nous pouvons donc remercier « Dany le rouge » et ses comparses animés par cette utopie niaise et pseudo révolutionnaire d’avoir contribué à la mise en place d’une société de consommation qui nie les individus. D’une société postnationale qui détruit les peuples et leurs spécificités pour ne laisser subsister que des masses abêties et prêtes à consommer. Et ce pour le plus grand bonheur … du grand capital.

D.S.U

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Aux larmes, citoyens.

Alors que le terrorisme islamiste a frappé Nice, la France donne une nouvelle fois le spectacle de sa pathétique fragilité. Cette attaque a en effet été accompagnée de son inévitable cortège de bougies, de minutes de silence, de #PrayForNice et autres dessins larmoyants. Après Charlie et le Bataclan, après Merah et le couple de policiers assassinés, rien ne semble changer. Toujours les mêmes discours pleurnicheurs et fatalistes de la part d’un exécutif dépassé, toujours les mêmes tweets de soutien et de condoléances d’élus soucieux de montrer qu’ils « compatissent avec les familles des victimes ». Nous voyons donc que mis à part quelques sifflets à l’encontre du Premier ministre et quelques crachats et déchets à l’endroit où le terroriste a été abattu, les réactions retransmises à la télévision sont dans l’ensemble « Charlie ».

Au-delà même de la pertinence de la mise en avant du fait que « les premières victimes sont les musulmans » et du désormais fameux « pas d’amalgames », il convient de s’interroger sur l’avenir d’une population qui semble bien incapable de se défendre.

En effet, qui du fragile assumé qui prétend sur Facebook que l’amour triomphera de la haine ou du Jean Moulin de pacotille qui brandit courageusement sa pancarte « même pas peur » sur la place de la République, serait à même de faire preuve d’un hypothétique courage ? A moins que le salut de la Nation ne se trouve entre les mains d’un bloggeur téméraire osant partager le dessin d’un crayon bouchant le canon d’un AK-47 ? Ou encore entre celles, tremblantes, d’un énigmatique « citoyen du monde » qui écrit un poème pour promouvoir le vivre-ensemble ?

Quel spectacle plus affligeant que celui d’une « youtubeuse beauté » s’adressant à un terroriste via sa vidéo afin, qui sait, de le ramener à la raison ? Si ce n’est celui d’un « Kapitaine Faf » ayant pour unique courage celui de publier un statut Facebook truffé de fautes dans lequel il exhorte au nettoyage ethnique. Ce triste personnage présentant de plus, derrière son écran, un physique digne d’un réformé du STO.

Quoiqu’il en soit, le pays semble bien mal engagé. Bien mal engagé avec une caste d’élus majoritairement peureux et préférant le renoncement et la lâcheté à la défense des citoyens. Bien mal engagé justement avec ces citoyens, en nombre décroissant mais conséquent, qui préfèrent se laisser envahir et égorger plutôt que d’oser remettre en question un multiculturalisme omniprésent, au risque de rappeler « les heures les plus sombres de notre histoire ». Bien mal engagé enfin avec ce multiculturalisme érigé en religion d’Etat par une bonne partie des médias et des politiques.

La faiblesse d’esprit, la soumission et la fragilité, consubstantielles du modernisme, ont fait d’immenses ravages en France. Alors que Nietzsche a dit « soyez dur », notre premier ministre nous incite à nous « habituer à vivre avec la menace terroriste ». La messe est dite. La France est malheureusement un exemple parlant de ce que les islamistes appellent l’«Occident décadent ».

Faire preuve de volonté et de courage est désormais suspect, vu comme une preuve du retour d’une improbable extrême droite, une menace pour la République et le sacro-saint vivre-ensemble. Les appels au patriotisme de l’exécutif ne sont qu’une ridicule manœuvre électorale. La marseillaise ne saurait alors résonner que comme un grossier chant guerrier et rétrograde.

Dès lors aux larmes, citoyens, c’est tout ce qu’il vous reste.

D.S.U